Ce que vous allez obtenir
Téléchargez gratuitement un exemple de facture adapté à votre activité d'électricien. Deux modèles sont disponibles : une facture avec TVA et une facture sans TVA pour les entrepreneurs bénéficiant de la franchise en base.
Les exemples distinguent clairement la main-d'œuvre, les fournitures, les déplacements, les montants et les conditions de paiement. Ils peuvent servir de base avant de créer et d'envoyer vos factures directement avec Yoyolo.
Les deux exemples couvrent les situations les plus courantes : une entreprise assujettie à la TVA et un entrepreneur bénéficiant de la franchise en base de TVA. Que l'intervention soit un dépannage, une mise en conformité, la pose d'un tableau ou une rénovation complète, la logique reste la même : description claire, montants compréhensibles, conditions de règlement visibles.
Télécharger les deux modèles
Modèle avec TVA
Facture pour une entreprise assujettie à la TVA, avec détail des montants HT, du taux de TVA, du montant de TVA et du total TTC.
Modèle sans TVA (auto-entrepreneur)
Facture destinée à un entrepreneur bénéficiant de la franchise en base, avec la mention « TVA non applicable, art. 293 B du CGI ».
Quel modèle choisir ?
| Situation | Modèle à choisir | TVA |
|---|---|---|
| Micro-entrepreneur en franchise en base | Modèle sans TVA | TVA non facturée |
| Entreprise assujettie à la TVA | Modèle avec TVA | TVA affichée par ligne |
| Travaux dans un logement ancien | Vérifier le taux applicable | 10 % ou parfois 5,5 % |
| Travaux neufs ou non éligibles | Modèle avec TVA | Généralement 20 % |
Le taux applicable dépend de la nature des travaux, du logement et des conditions de l'intervention. Vérifiez le taux avant d'émettre la facture. Les modèles proposés ici appliquent le taux normal de 20 % : c'est le taux de droit commun, à ajuster si votre chantier ouvre droit à un taux réduit.
Que doit contenir une facture d'électricien ?
Une facture d'électricien doit notamment permettre d'identifier clairement l'entreprise, le client, la prestation réalisée et les montants facturés. Vérifiez la présence des éléments suivants :
- date d'émission ;
- numéro unique, chronologique et continu ;
- date de réalisation de l'intervention ;
- identité et adresse du prestataire ;
- SIRET et informations d'identification ;
- identité et adresse de facturation du client ;
- adresse du chantier lorsqu'elle est différente ;
- description précise des prestations et fournitures ;
- quantités et prix unitaires ;
- remises éventuelles ;
- montant HT ;
- taux et montant de TVA, lorsque la TVA s'applique ;
- montant TTC ;
- date d'échéance ;
- conditions et moyens de paiement ;
- pénalités de retard ;
- indemnité de recouvrement pour les clients professionnels ;
- mention de franchise en base lorsque la TVA n'est pas facturée.
Ces modèles constituent des exemples généraux. Les mentions peuvent varier selon le statut de l'entreprise, le client et la nature des travaux. En cas de doute, faites valider votre facture par votre comptable.
Quel taux de TVA appliquer sur une intervention électrique ?
C'est la question qui revient le plus souvent, et celle sur laquelle une facture d'électricien se fait redresser. Trois taux coexistent, et c'est la nature des travaux et l'âge du logement qui décident, pas le type d'entreprise.
Le taux normal de 20 % s'applique par défaut : construction neuve, local professionnel, vente de matériel seul, intervention sur un logement de moins de deux ans.
Le taux réduit de 10 % concerne les travaux d'amélioration, de transformation, d'aménagement et d'entretien dans un local à usage d'habitation achevé depuis plus de deux ans (art. 279-0 bis du CGI). Remplacer un tableau électrique vétuste, refaire une installation ou ajouter des points lumineux dans une maison de trente ans peuvent relever du taux de 10 %, sous réserve que le logement, les travaux et les équipements remplissent toutes les conditions d'éligibilité.
Le taux de 5,5 % vise les travaux de rénovation énergétique et les prestations qui leur sont indissociablement liées.
Le point que beaucoup oublient : pour bénéficier d'un taux réduit, le client doit certifier sur le devis ou la facture que les travaux concernent un logement achevé depuis plus de deux ans et qu'ils remplissent les conditions d'éligibilité. Conservez le devis ou la facture contenant cette certification avec vos pièces comptables.
Le taux applicable dépend de la nature des travaux, de l'ancienneté du logement, de l'éligibilité de l'opération et de la situation du client. Vérifiez l'éligibilité avant d'émettre la facture. Si vous facturez à la fois de la main-d'œuvre éligible et du matériel qui ne l'est pas, ventilez sur des lignes distinctes avec leur taux propre.
Références : articles 279-0 bis et 278-0 bis A du Code général des impôts. Les conditions à jour sont publiées sur le portail officiel entreprendre.service-public.fr.
Assurance professionnelle et décennale : que faut-il indiquer ?
Lorsque votre intervention relève d'une assurance professionnelle obligatoire, indiquez sur la facture l'assurance souscrite, les coordonnées de l'assureur et la zone géographique couverte.
Lorsque la responsabilité décennale est applicable aux travaux réalisés, l'attestation correspondante doit également être remise ou jointe. Dans ce cas, l'obligation d'assurance et la justification qui l'accompagne relèvent des articles L. 241-1 et L. 243-2 du Code des assurances.
Les deux ne se confondent pas et ne se déclenchent pas pour toute intervention : remplacer une prise ou dépanner un circuit n'a pas la même portée que refaire une installation complète. C'est la nature des travaux et la couverture réelle de votre contrat qui déterminent ce que vous devez faire figurer. En cas de doute, votre assureur vous dira précisément ce que vos documents doivent porter.
Lorsque la mention s'applique, une ligne en pied de document suffit :
« Assurance n° XXXXX souscrite auprès de [assureur], [adresse] — zone géographique couverte : [zone]. »
Sous-traitance : la facture en autoliquidation
Si vous intervenez comme sous-traitant sur un chantier de bâtiment pour le compte d'une entreprise principale assujettie à la TVA, vous ne facturez pas la TVA. C'est le donneur d'ordre qui la déclare et l'acquitte : c'est le mécanisme d'autoliquidation applicable aux travaux de bâtiment depuis le 1er janvier 2014.
Concrètement, votre facture est établie hors taxes, sans montant de TVA, et porte la mention :
« Autoliquidation — TVA due par le preneur, article 283, 2 nonies du CGI. »
La mention obligatoire est le mot « Autoliquidation » ; la facture ne doit pas faire apparaître de TVA exigible et doit indiquer distinctement que la taxe est due par le client.
La facture doit porter la mention « Autoliquidation », et le numéro de TVA intracommunautaire du preneur professionnel doit y figurer lorsque c'est nécessaire.
Une intervention directe chez un particulier n'entre pas dans le mécanisme d'autoliquidation applicable à certaines opérations de sous-traitance. La TVA est alors facturée selon le régime fiscal de l'électricien et le taux applicable aux travaux. Aucune TVA n'est facturée lorsque l'entreprise bénéficie de la franchise en base.
Ne confondez pas les deux : l'autoliquidation est un transfert de l'obligation de déclarer la TVA vers le client professionnel, alors que la franchise en base signifie que vous n'êtes pas redevable de la TVA du tout. Les mentions à porter sur la facture diffèrent, et elles ne se cumulent pas.
Acomptes et situations sur un chantier long
Sur une rénovation complète, attendre la fin des travaux pour facturer met votre trésorerie en tension pendant des semaines. Deux outils existent.
La facture d'acompte est émise à la commande ou au démarrage : c'est une vraie facture, numérotée dans la même séquence que les autres, avec la TVA correspondante. Elle est ensuite déduite de la facture finale, qui doit y faire référence explicitement.
La situation de travaux découpe le chantier en étapes facturées à l'avancement — tableau posé, circuits tirés, appareillage installé. Chaque situation détaille le pourcentage réalisé par poste et se cumule jusqu'au décompte final. C'est la norme dès qu'un chantier dépasse quelques semaines.
Numérotation, conservation et archivage
Votre numérotation doit former une séquence chronologique continue, sans trou et sans doublon. Vous pouvez utiliser des préfixes par année ou par activité (« 2026-001 », « DEP-2026-014 »), à condition de rester cohérent dans le temps : une séquence qui saute des numéros est le premier signal qu'un contrôleur regarde.
Une facture annulée ne se supprime pas et ne se réécrit pas : on émet un avoir, qui porte son propre numéro et référence la facture d'origine. C'est la seule manière propre de corriger une erreur après émission.
Enfin, les factures se conservent dix ans au titre des documents comptables. Un archivage numérique organisé vaut mieux qu'un classeur : en cas de litige sur un chantier, retrouver la facture et le devis signé en trente secondes change la discussion.